Jeux > Sony



Black Cat
Mauvais présage...






Black Cat sur Playstation 2 est l’adaptation du manga éponyme retraçant les aventures de deux chasseurs de primes accompagnés d’une jeune fille blonde dotée de pouvoirs surnaturels. Etant donné le succès de la série au Japon et même en France, il était normal de s’attarder sur ce titre.



Black Cat ~ Kikai shikake no Tenshi arbore la classification Action/Aventure selon les informations de Capcom, malheureusement, il n’en est rien. On se trouve plus ou moins en face d’un pseudo jeu d’aventure avec des scènes de combats copiées sur le principe des jeux de rôles au tour par tour. Pas de présentation en vidéo ou images de synthèse comme les fans auraient pu l’espérer en guise de démarrage mais juste un écran d’introduction basique. En début de partie, vous aurez le choix entre deux célèbres têtes du manga : EVE, la jeune blonde en robe noire, ou bien le héros, Train.
Vous voilà directement plongé dans un jeu qui se décompose en trois principales.







Les séquences de dialogue tout d’abord, qui se résument à des images fixes comportant du texte à faire défiler. En résulte un jeu qui se contente du strict minimum, à savoir l’utilisation des personnages du manga, soutenue par une succession de combats. Faible avantage pour ceux ne maitrisant pas la langue nipponne, le fait de ne rien comprendre n’entravera pas votre progression. Comble de l’apothéose pour un titre de cet acabit et pour ceux qui disposeraient de quelques notions de japonais, le scénario ne mérite même pas le détour!
La seule note positive est le doublage de tous les dialogues par des acteurs et qui s’avère de bonne facture.







Viennent ensuite les phases d’aventure ou l’on évolue dans un décor en 3D digne de la PSX. Aucune interaction cette fois-ci, il suffit de se déplacer dans un monde fermé et de chercher l’élément qui fera avancer l’histoire, à savoir un personnage, des ennemis ou la sortie du lieu que vous arpentez. Graphiquement très pauvres malgré le recours au cel shading (clignotement, textures qui ont la tremblote), on peut déplorer également l’absence de vie dans les villes, une bande son digne d’un épisode des Musclés et une camera fixe qui ne facilite aucunement vos déplacements.







Les combats s’avèrent être la seule partie requérant un investissement réel de la part du joueur. Et encore, l’aspect intéractif clamé haut et fort par le site officiel du titre se trouve grandement limité. A la manière d’un jeu de rôle, les combats se font au tour par tour; le tout, avec des menus ou seules des options classiques comme attaquer, passer son tour, et s'enfuir vous sont offertes. Outre les animations, les attaques varieront naturellement en fonction du personnage principal choisi : vous pourrez vous servir de votre pistolet pour terrasser vos adversaires avec Train ou utiliser les pouvoirs spéciaux d’EVE qui peut transformer sa morphologie. Les combats se résument juste à appuyer sur le bouton O au bon moment, c'est-à-dire lorsque votre viseur parcours votre adversaire. Soit vous le toucher, soit vous le rater. La seule notion de stratégie vient du fait qu’il ne faut pas tuer ses adversaires (ceci serait néfaste pour l’évaluation finale de chaque niveau), mais juste les assommer. Ainsi, il vous faudra calculer l’impact de votre coup pour éviter d’occasionner trop de dégâts. Pour cela, il vous suffit de choisir entre les différentes attaques possibles, et de choisir les points d’impact sur les ennemis, un coup sur la jambe étant en général moins puissant qu’un coup à la tête par exemple. Pour la défense, on a rarement fait plus simple ! Toujours avec le même bouton, il suffit d’appuyer au moment ou un point d’exclamation apparaît sur votre assaillant. Accessible aux joueurs âgés de 3 ans, ce gameplay vous permet d’enchaîner des dizaines de combats sans crainte de vous faire toucher. A moins que l’ennui et par conséquent le sommeil ne vous gagne et vous fasse malencontreusement manquer le bon timing…







Au final, même le fan de la série ne trouvera aucune saveur à ce jeu qui n’a assimilé, ni le principe d’interaction avec un environnement travaillé, ni le plaisir de jouer. Empruntant les mêmes sentiers battus que Cowboy Beebop sur Playstation 2, les développeurs nous gratifient d’une utilisation de licence sans aucun intérêt et sans moyen. Pour se consoler, on pourra dire que le jeu aurait pu être un succès sur PSX…

RaKanny

Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : Action/Aventure
Support : Playstation 2











Article mis en ligne le 07/05/2006